Quel type d'agriculture : Le meilleur comme le pire !
Produire toujours plus ou produire mieux ! Polluer toujours plus ou faire alliance avec la nature ? Décimer ou favoriser la vie ? Les différences entre les formes d'agriculture saine et les formes d'agriculture malsaines sont majeures. Nous trouvons le meilleurs comme le pire. D'un côté nous avons des formes d'agriculture qui respectent la vie sous toutes ses formes et qui l'encouragent. L'Agriculture Biologique (AB) est la plus connue du public, l'agriculture biodynamique l'est nettement moins. De l'autre côté, nous avons l'agriculture intensive, une agriculture de destruction massive.
Éloge des formes d'agriculture saine
S'il était nécessaire de faire l'éloge de l'Agriculture Biologique en utilisant le minimum de mots, nous dirions que l'Agriculture Biologique protège et encourage la vie. L'agriculture biologique est, avec les autres formes d'agricultures saines, respectueuse des trois règnes végétal, animal et minéral. Elle garantie la pérennité de la vie sur terre. Toutes les formes d'agriculture saine qui n'ont pas de nom mais qui sont employées par des milliers de millions de personnes dans des zones épargnées par nos aberrations mercantiles sont tout autant, à défendre et à promouvoir.
Pour preuve que certains industriels ne sont pas indifférents à l'agriculture saine : Pourquoi croyez-vous que les industriels de l'eau rachètent les terres autour des sources exploitées et exigent des agriculteurs qu'ils pratiquent les règles l'Agriculture Biologique ? Parce qu'ils ne souhaitent pas que la nappe phréatiques soit polluée !
Dans un environnement pollué, l'agriculture biologique apporte-t-elle une solution ?
Prétendre que "l'Agriculture Biologique ne change rien car tout est pollué" est faux ! Les fermes biologiques entourées de cultures intensives sont bien sûr gênées par ses pratiques polluantes toutefois en utilisant sur leurs sols des techniques saines, ils maintiennent une excellente activité du sol.
Agriculture intensive : une tragédie pour les éco-système et la santé de l'Homme
Vous êtes-vous posé les questions suivantes : Si les poissons, les mammifères, les oiseaux, certains insectes disparaissent sont décimés par l'agriculture intensive, pensez-vous que sur nous, les êtres humains, ces pratiques n'ont aucune répercussion ? Bien sûr que non ! Tuer toutes les plantes et insectes qui gravitent autour de malheureux plants hybrides émasculés, plantés au beau milieu de plaines désertiques entraîne un effroyable carnage dans les populations d'oiseaux, de batraciens, de carabes et de milliers d'autres espèces animales et végétales. L'agriculture intensive crée un monde sans vie, un monde instable !
Les formes d'agriculture conventionnelle, intensive, raisonnée pratiquant la monoculture, usant d'une légion de molécules mortelles provenant de sources variées, utilisant des engrais artificiels à tour de bras sont nocives. Elles engendrent les déserts verts, ces grandes étendues sans haie, sans arbre, sans talus de protection ! Ces types d'agricultures favorisant la destruction massive, la mort.
Les partisans de ces pratiques malsaines estiment qu'ils nourrissent le monde ! Si ce discours était admis après la guerre mondiale, par manque de recul et d'expérience, il est faux. Aujourd'hui, il est évident que les conséquences de l'agriculture intensive sont catastrophiques puisqu'elle détruit les sols, gaspille et pollue des ressources rares comme l'eau, détruit des emplois par centaine de millions, crée des déserts sociaux dans les campagnes. Pour toutes ces raisons, ces pratiques doivent être définitivement rejetées !
Les agriculteurs ne sont pas les seuls fautifs !
Les industriels, les politiciens, les commerçants, les pseudo scientifiques, les syndicats agricoles et les consommateurs ont participé et encouragé l'agriculture intensive. L'arrêt de utilisation de ces pratiques malsaines est d'autant plus difficile que le modèle économique s'organise autour de mensonges et de croyances et d'intérêts financiers énormes. Heureusement, chaque personne peut participer en consommant différemment. Les achats que nous effectuons sont une part de la solution.
Primum non nocere
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